GRIFFON est né de la volonté de Pierre Messmer, à l’époque Ministre de la Défense du Général de Gaulle, désireux de faire naviguer les jeunes officiers français de Saint-Cyr et de l’Ecole de l’air.

(Dans l’année qui a précédé sa mort en 2007, Pierre Messmer, qui gardait un souvenir précis du bateau, avait par écrit accepté d’en être nommé « Equipier d’Honneur ». Il n’aura cependant pas pu renaviguer sur le bateau, bien qu’il en ait exprimé le souhait )

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1967. Pierre Mesmer, Ministre de la Défense du Général de Gaulle, initiateur de la commande de GRIFFON

En 1966, le projet d’un admiraler est inscrit au budget, une association, l’ECCTA, est créée pour veiller à la gestion de GRIFFON.

L’architecte ne sera finalement pas André Mauric, sollicité initialement, mais Pierre Lemaire, connu à l’époque pour avoir dessiné Pen ar Bed, qui intrigue par ses performances depuis sa victoire dans le championnat du RORC en 1962.

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Pierre Lemaire, Architecte de Griffon

Les Constructions Mécaniques de Normandie à Cherbourg livrent le bateau en 1967, après un travail remarquable  de bois moulé et dans des échantillonnages prévoyants …

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1966 : Constructions Mécaniques de Normandie. Le tout début du chantier

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1967. Griffon aux CMN, juste avant sa mise à l’eau

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1967. Griffon sort des chantiers de Cherbourg

Géré par l’Ecole Navale pour le compte de l’ECCTA, le bateau accueille chaque saison un grand nombre de jeunes officiers désireux d’en découdre en Manche contre les équipages britanniques qui règnent alors en maîtres sur la course-croisière.

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1967. Première mise à l’eau dans le port de Cherbourg

Mais dans l’ensemble GRIFFON déçoit, contraint par une jauge  qui s’accommode finalement mal du surpoids d’une construction précautionneuse. Le bateau est sous toilé, les performances par temps calme s’en ressentent, les résultats sont frustrants.

Il n’empêche, GRIFFON a fière allure  et construit de bons souvenirs pour des dizaines d’équipiers, jeunes officiers embarqués le temps d’une course, ou équipiers fidèles courant au fil des ans jusqu’à la revente en 1990.

Un amateur achète le bateau désormais surclassé, avec l’idée d’une restauration par lui même, à peu de frais.

Mais les moyens manquent et petit à petit le bateau se dégrade à quai, sans espoir semble-t-il de retrouver un jour la mer et les régates.

Le courtier Loïc Blanken, qui a l’œil, le prend à la vente fin 2001.

Son actuel propriétaire cherche une unité classique depuis longtemps. L’affaire se traite à Camaret au printemps 2002.

Le bateau part immédiatement chez Stagnol à Bénodet pour des travaux de remise en état.

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Tout début août 2002, GRIFFON reprend la mer pour une croisière d’essai : dès les premiers bord dans l’Odet, le résultat est à la hauteur des espérances  (et des budgets investis…) : Griffon a gardé toute son allure et retrouve son appétit de performances.

Automne 2002 : le bateau revient à  La Rochelle  pour recevoir une nouvelle peinture de coque chez PINTA et des reprises d’aménagements intérieurs.

Depuis le printemps 2003, Griffon court régulièrement en Manche et en Atlantique dans ses eaux d’origine, pour la plus grande satisfaction d’un équipage à la fois motivé pour gagner et très impliqué dans son entretien régulier.